Général puis homme d’État français, Charles de Gaulle fut le  chef de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale et l’architecte de la Ve République française dont il a été le premier président (1959-1969).
Après l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne nazie, il adresse à quatre-vingts personnalités civiles et militaires un mémorandum intitulé l’Avènement de la force mécanique, dans lequel il critique sévèrement la stratégie définie par le grand état-major (janvier 1940).
Nommé à la tête de la quatrième division cuirassée alors qu’il n’est encore que colonel, il mène quelques brillantes contre-offensives en mai 1940 (à Montcornet et à Abbeville, notamment), donnant ainsi la preuve que le théoricien de la stratégie militaire peut également être un bon praticien.
Promu général de brigade à titre temporaire, il est appelé à Paris le 5 juin 1940 par le président du Conseil Paul Reynaud, qui lui offre le poste de sous-secrétaire d’État à la Défense dans le gouvernement resserré (douze ministres) qu’il dirige. Déterminé avec le président du Conseil à poursuivre la guerre en prévoyant, au besoin, un repli en Afrique du Nord, il rencontre l’opposition des partisans de l’armistice (Pétain, Weygand, Laval) et, après la formation du cabinet Pétain, s’envole pour Londres le 17 juin au matin dans l’avion de sir Edward Spears.
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