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Le magazine sur la premiere et la seconde guerre mondiale

Décembre 1939 – Seconde Guerre Mondiale

Dimanche 31 décembre : devant la stagnation de la production industrielle, le gouvernement français prend de nouvelles mesures, notamment par un recours accru à la main d’oeuvre féminine.

Samedi 30 décembre : en Chine, pays dont le Japon a entamé la conquête le 8 juillet 1937, Wang Jingwei, rival exilé du premier ministre et généralissime chinois Chiang Kaï-chek, propose aux Japonais d’installer un gouvernement fantoche.

Vendredi 29 décembre : la défaite soviétique se mue en déroute et la 163ème division est complètement détruite, laissant aux Finlandais de grandes quantités de matériel.

Jeudi 28 décembre : autour de Suomussalmi, la 163ème division soviétique s’effondre. Inaugurant une tactique qu’ils nomment motti, les Finlandais, grâce à leur mobilité, en isolent de petits groupes, qu’ils anéantissent ensuite les uns après les autres.

Mercredi 27 décembre : les Finnois renouvellent leur contre-attaque, victorieusement cette fois, et leurs adversaires battent en retraite. La bataille de Kelja entérine définitivement l’échec de l’offensive initiale de l’Armée Rouge, qui se met sur la défensive et attend de se renforcer et se réorganiser.

Mardi 26 décembre : alors que les Russes tentent de renforcer leurs gains de la veille, les Finlandais contre-attaquent, sans succès.

Lundi 25 décembre : les Soviétiques renouvellent leur attaque contre la portion est de la ligne Mannerheim. Ils tentent cette fois de passer par le lac Suvanto, gelé, dans le secteur de Kelja. Ils parviennent à établir des têtes de pont sur l’autre rive.

Dimanche 24 décembre : alors qu’elle attaquait pour dégager la 163ème division, la 44ème division soviétique se retrouve elle aussi bloquée et isolée par les Finlandais dans la région de Suomussalmi.

Samedi 23 décembre : plusieurs nations sud-américaines adressent aux belligérants une protestation contre l’engagement naval du 17 décembre dans le Rio de la Plata, qui selon eux constituait une violation de leur neutralité.

Vendredi 22 décembre : l’Allemagne signe un accord commercial avec la Roumanie. Ce traité important permet aux Allemands d’assurer leur approvisionnement en pétrole.

Jeudi 21 décembre : les forces soviétiques qui attaquaient le nord de la Finlande sont stoppées à leur tour, dans le secteur de Kemijärvi, par une contre-attaque finnoise.

Mercredi 20 décembre : après s’être réfugié en Argentine avec son équipage, le capitaine de l’Admiral Graf Spee, Hans Langsdorff, se suicide dans sa chambre d’hôtel de Buenos Aires.

Mardi 19 décembre : les chefs de gouvernement alliés, réunis à Paris, se mettent d’accord sur une intervention directe en Scandinavie. Le but en sera de couper les Allemands de leur approvisionnement en fer, tout en aidant matériellement la Finlande – sans pour autant risquer une confrontation directe avec l’URSS.

Lundi 18 décembre : Adolf Hitler promet à Vidkun Quisling, le leader des fascistes norvégiens, des subsides en échange de l’aide de ses partisans en cas d’invasion allemande de la Norvège.

Dimanche 17 décembre : endommagé, attendu par une importante flotte alliée dans l’estuaire du Rio de la Plata, et ne pouvant rester plus de 72 heures dans un port neutre, le navire allemand Admiral Graf Spee se saborde quelques minutes après sa sortie du port de Montevideo.

Samedi 16 décembre : les Soviétiques changent de stratégie et lancent une offensive tout à l’ouest de la ligne Mannerheim, à Summa. Elle durera jusqu’au 22, mais échouera comme la précédente.

Vendredi 15 décembre : le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, visite le corps expéditionnaire du Commonwealth en France.

Jeudi 14 décembre : Hitler ordonne à ses généraux de préparer un plan d’invasion de la Norvège. Il craint – à juste titre – que les Alliés ne cherchent à faire de même pour couper son approvisionnement en minerai de fer, en prenant prétexte de leur aide à la Finlande, par exemple, pour intervenir en Scandinavie. En effet, l’Allemagne est pauvre en gisements de ce minerai et importe son fer de Suède par bateau ; mais en hiver, la mer Baltique est gelée : le fer suédois transite donc par le port norvégien de Narvik, que le courant chaud du Gulf Stream laisse libre de glaces toute l’année.

Mercredi 13 décembre : alors qu’il s’en prenait depuis le début de la guerre aux navires de commerce alliés dans l’Atlantique, le « cuirassé de poche » allemand Admiral Graf Spee est enfin intercepté par deux croiseurs britanniques et un néo-zélandais au large de l’estuaire du Rio de la Plata. Le navire allemand est plus puissant, mais ne peut répliquer à ses trois adversaires en même temps. Endommagé, il doit se réfugier dans le port neutre de Montevideo, en Uruguay.

Mardi 12 décembre : utilisant la même tactique, les Finlandais rééditent leur succès plus au sud, à Tolvajärvi, isolant une autre division soviétique, la 139ème.

Lundi 11 décembre : dans le centre de la Finlande, à Suomussalmi, les Finnois contre-attaquent et isolent complètement la 163ème division soviétique de ses arrières. Les troupes russes, très motorisées, sont en effet tributaires de rares routes, alors que les Finlandais, qui n’ont qu’un armement léger, peuvent se déplacer à skis à travers les forêts et les lacs gelés.

Dimanche 10 décembre : l’élan de solidarité internationale envers la Finlande se poursuit, avec l’octroi d’un prêt de 10 millions de dollars par le gouvernement américain.

Samedi 9 décembre : alors que Helsinki est violemment bombardée par l’aviation soviétique, les Alliés décident d’aider la Finlande par l’envoi de matériel de guerre, l’URSS étant un allié circonstanciel de l’Allemagne. L’Italie commence à faire de même, avec la complicité tacite de l’Allemagne. S’en rendant compte, l’Union Soviétique décrète le blocus des ports finlandais.

Vendredi 8 décembre : les Etats-Unis adressent à la Grande-Bretagne une protestation officielle contre le blocus des côtes allemandes, qui, selon Washington, porte atteinte à la liberté de commerce,

Jeudi 7 décembre : les autres pays scandinaves proclament leur neutralité dans le conflit qui oppose la Finlande à l’URSS, mais quelques unités de volontaires, surtout suédois, commencent à se former pour venir en aide aux Finlandais.

Mercredi 6 décembre : le premier assaut soviétique contre l’extrémité orientale de la ligne Mannerheim, à Taipale, se solde par un échec sanglant. Les autres tentatives, jusqu’au 12 décembre, seront tout aussi infructueuses et coûteuses en hommes.

Mardi 5 décembre : l’armée Rouge, qui progresse lentement en raison du nombre restreint de routes carrossables et de l’hiver rigoureux, arrivent au contact de la ligne Mannerheim à proximité du golfe de Finlande.

Lundi 4 décembre : les Soviétiques, estimant que le gouvernement finlandais légitime est celui de leur fantoche Kuusinen, rejettent une offre de médiation des Suédois.

Dimanche 3 décembre : le sol allemand subit son premier raid à bombes réelles, bien qu’il s’agisse d’une erreur. Au retour d’une attaque contre des navires allemands, un bombardier britannique croit se délester d’une bombe en pleine mer, mais elle explose sur l’île de Helgoland.

Samedi 2 décembre : alors que l’Armée rouge progresse lentement le long des rares routes enneigées qui s’enfoncent au coeur de la Finlande, un gouvernement finlandais communiste fantoche, présidé par Otto Kuusinen, est installé à Terijoki.

Vendredi 1er décembre : les Finlandais n’offrent pour l’instant aux Soviétiques qu’une résistance symbolique. En Carélie, ils se replient sur la « ligne Mannerheim » (du nom de leur commandant en chef), un ensemble de fortifications légères et d’obstacles antichar situé en retrait de la frontière.

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