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Georges Clemenceau (1841-1929)

Au début de la Première Guerre mondiale, Georges Clemenceau est dans l’opposition, mais son patriotisme permanent, durant toute la période des hostilités, lui vaut d’être rappelé à la présidence du Conseil par Poincaré en novembre 1917. Il restaure la confiance, mettant tout en Å“uvre pour que la République soutienne le choc de cette guerre (Guillaume II prédisait justement le contraire). « Ni trahison, ni demi-trahison : la guerre ! » proclame-t-il. Dans sa politique intérieure, Georges Clemenceau s’emploie à mater énergiquement toute tentative de révolte, de mutinerie ou de grève dans les usines.

Surnommé le «Tigre», il conduit, par son charisme et son énergie infatigable, le pays à la victoire et atteint l’apogée de sa popularité. À l’encontre de toutes les oppositions, il nomme Ferdinand Foch maréchal de France et place le commandement allié entre ses mains.

À la signature de l’armistice, le 11 novembre 1918, le «Père la victoire» persiste dans son refus de tout compromis avec les Alliés anglais et américains sur le sort de l’Allemagne, insistant pour que lui soit ôté tout moyen de constituer la moindre menace.

Présidant la conférence de la paix qui aboutit au traité de Versailles en 1919, il prend position, contre Lloyd George et Wilson, pour le désarmement de l’Allemagne, l’occupation d’une partie de son territoire et de lourdes réparations. Son surnom de « Père-la-Victoire » se transforma vite en l’ironique « Perd-la-Victoire » à cause de son opposition à l’annexion de la Sarre, et les très lourdes exigences financières imposées à l’Allemagne vaincue, qui explique qu’on ait dit de lui qu’il avait « gagné la Guerre mais perdu la Paix »

Churchill a dit de lui : « Dans la mesure où un simple mortel peut incarner un grand pays, Georges Clemenceau a été la France ».

Malgré son immense popularité, il est largement battu par Paul Deschanel à l’élection présidentielle de janvier 1920, le Parlement lui reprochant ses tendances autoritaires. Clemenceau se retire alors de la vie politique, tout en poursuivant ses activités d’écrivain et d’orateur. Il entame une tournée aux États-Unis en 1922, et écrit plusieurs ouvrages, parmi lesquels Au soir de la pensée (1927) et Grandeurs et Misères d’une victoire, publié en 1930 à titre posthume.

Figure majeure de la IIIe République, Georges Clemenceau meurt le 24 novembre 1929, après avoir occupé la scène politique pendant près d’un demi-siècle.

Sources: Encyclopédie Universalis, Wikipedia

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