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Le magazine sur la premiere et la seconde guerre mondiale

Joseph Staline (1879-1953)

Par son poids politique et militaire, Joseph Staline fit de l’URSS la seconde puissance mondiale. Son action eut une influence déterminante sur l’expansion territoriale du modèle communiste, en particulier en Europe de l’Est.

Staline reste dans l’histoire une figure très contestée, dont les erreurs ont largement contribué au discrédit ultérieur du modèle communiste dans le monde. Il fut à l’origine d’un système totalitaire bureaucrate et centralisateur imposant la terreur et le conformisme idéologique.

Commissaire du peuple aux Nationalités dans le premier gouvernement formé par Lénine, membre  du Politburo (bureau politique du parti), Staline participa activement à la guerre civile, en inspectant les fronts et en organisant en 1918 la défense de Tsaritsyne (rebaptisée Stalingrad de 1925 à 1961), puis en 1919 celle de Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg).

Staline et la Seconde Guerre Mondiale

Malgré le pacte germano-soviétique signé en 1939 par Molotov avec l’Allemagne nazie, les armées du Reich attaquèrent l’URSS sans déclaration préalable en juin 1941.

Les pertes subies dès le début de l’invasion amenèrent Staline à concentrer entre ses mains l’essentiel des pouvoirs militaires, comme président du Comité de défense nationale et commissaire du peuple à la Guerre en 1941, puis comme maréchal (1943) et généralissime (1945). Faisant appel au patriotisme russe, il réussit  à renverser le cours de la guerre, en particulier lors de la bataille de Stalingrad (1942). Poursuivant l’armée allemande jusqu’à Berlin, il apparut comme l’un des grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Lors des conférences de Téhéran (1943), Yalta (1945) et Potsdam (1945), réunissant les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique, il manÅ“uvra habilement pour obtenir la reconnaissance d’une sphère d’influence soviétique en Europe de l’Est où il imposa le communisme après la chute du IIIe Reich.

Pleuré à sa mort par le pays tout entier, et par le mouvement communiste international, l’Å“uvre de celui que l’on appelait le «petit père des peuples» ne tarda pas à être remise en question. En février 1956, à l’occasion du XXe congrès du parti communiste, Nikita Khrouchtchev, nouveau secrétaire général, dénonça les crimes de son prédécesseur et condamna le culte de la personnalité dont il avait été l’objet.

Source:  Encyclopédie Universalis

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