Novembre 1939 – Seconde Guerre Mondiale
Jeudi 30 novembre : l’Armée rouge attaque la Finlande. Elle déploit 500.000 hommes contre 130.000 Finlandais. La ligne de front principale se situe dans l’isthme de Carélie, au sud, tandis que des attaques secondaires ont lieu dans le centre et le nord du pays.
Mercredi 29 novembre : l’Espagne franquiste ratifie un traité d’amitié avec l’Allemagne. Selon ses clauses, la marine allemande pourra notamment utiliser les ports espagnols.
Mardi 28 novembre : le gouverneur général de Pologne, Hans Frank, ordonne, à la suite du déplacement des Juifs polonais dans des « zones de quarantaine » (les ghettos), qu’y soient mis en place des « conseils juifs » (Judenräte).
Lundi 27 novembre : suite à l’incident de Mainila, l’Union soviétique dénonce le pacte de non agression quelle avait signé avec la Finlande en 1932.
Dimanche 26 novembre : sept obus tombent sur le village soviétique de Mainila, à 800 mètres de la frontière finlandaise. L’URSS dénonce une agression finlandaise et exige le retrait complet des troupes finnoises de l’isthme de Carélie ; en réalité, l’incident a très probablement été monté de toutes pièces par les Soviétiques pour servir de casus belli.
Samedi 25 novembre : une équipe démineurs britanniques parvient à désamorcer, démonter et analyser une mine magnétique allemande, rendant possible la mise au point d’une contre-mesure. Pendant ce temps, l’URSS lance un ultimatum à la Finlande, la sommant de démilitariser une zone tampon profonde de 25 km le long de sa frontière.
Vendredi 24 novembre : la répression allemande en Tchécoslovaquie se poursuit, avec l’exécution de 120 étudiants arrêtés lors des manifestations de la semaine précédente.
Jeudi 23 novembre : tous les habitants juifs du gouvernement général de Pologne se voient contraints de porter un signe distinctif, en l’occurrence un brassard blanc frappé de l’étoile de David.
Mardi 21 novembre : le chancelier britannique Neville Chamberlain décrète que tout navire de commerce allemand arraisonné par la Royal Navy sera saisi au titre des dommages de guerre, en représailles aux destructions causées par les mines allemandes.
Lundi 20 novembre : pendant que des avions allemands commencent à mouiller des mines magnétiques dans l’estuaire de la Tamise, Hitler ordonne de reprendre les préparatifs pour une offensive à l’Ouest, la météo s’étant améliorée.
Dimanche 19 novembre : une vague de répression nazie frappe la Tchécoslovaquie, avec plusieurs dizaines de milliers d’arrestations, pendant que trois opposants sont exécutés.
Samedi 18 novembre : le paquebot néerlandais Simon Bolivar est coulé en mer du Nord, par une des nouvelles mines magnétiques que les Allemands commencent à utiliser massivement contre le commerce maritime allié.
Vendredi 17 novembre : alors que la Tchécoslovaquie voit grandir l’agitation contre l’occupant allemand, l’ancien président Edvard Benes, en exil à Paris, y créée un « Comité national tchèque ».
Jeudi 16 novembre : une nouvelle offre de médiation, cette fois formulée par le roi Carol II de Roumanie, est rejetée par les belligérants des deux camps.
Mercredi 15 novembre : en France, la mobilisation industrielle oblige à revenir sur les acquis sociaux du Front populaire. La semaine de travail est ainsi portée de 40 à 43 heures.
Mardi 14 novembre : les Alliés décident qu’en cas d’invasion allemande de la Belgique, ils entreront dans ce pays et installeront leur ligne de défense principale sur la rivière Dyle.
Lundi 13 novembre : échec des pourparlers soviéto-finlandais à Moscou. Pendant que la Finlande mobilise son armée, Staline ordonne à ses généraux d’en préparer l’invasion.
Dimanche 12 novembre : les gouvernements alliés rejettent une offre de médiation de la part du roi des Belges Léopold III et de la reine des Pays-Bas Wilhelmine.
Samedi 11 novembre : le ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, réaffirme que son pays respectera la neutralité des nations du Benelux.
Vendredi 10 novembre : face aux rumeurs d’offensive à l’Ouest, la Suisse décrète une mobilisation générale préventive.
Jeudi 9 novembre : au cours d’une opération audacieuse, le contre-espionnage allemand parvient à kidnapper deux agents du renseignement britannique à Venlo, une ville frontalière néerlandaise.
Mercredi 8 novembre : attentat à la bombe manqué contre Adolf Hitler à Munich. Son auteur, l’opposant bavarois Georg Elser, est arrêté et emprisonné.
Mardi 7 novembre : le mauvais temps oblige le haut-commandement allemand à reporter l’offensive prévue pour le 12 novembre.
Lundi 6 novembre : dans le ciel de Lorraine, 27 chasseurs allemands Messerschmitt Bf-109 interceptent un avion de reconnaissance et son escorte de 9 chasseurs français Curtiss H-75, mais essuient une cuisante défaite, perdant 14 des leurs sans abattre aucun avion français.
Dimanche 5 novembre : Hitler fixe au 12 novembre le début du « Plan jaune », l’invasion de la France via les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.
Samedi 4 novembre : le cargo City of Flint, après avoir quitté Mourmansk, est finalement arraisonné par la marine norvégienne en tenant d’entrer illégalement dans le port de Haugesund. Les marins allemands sont internés et le navire est rendu à ses propriétaires légitimes américains.
Vendredi 3 novembre : les négociations soviéto-finlandaises se poursuivent mais achoppent sur le port militaire de Hangö, que les Soviétiques veulent obtenir, mais que les Finlandais refusent de leur céder.
Jeudi 2 novembre : en vue d’une offensive imminente à l’Ouest, Hitler rappelle à Berlin, pour consultation, ses ambassadeurs en Italie et en Union Soviétique.
Mercredi 1er novembre 1939 : aux Pays-Bas, l’état de siège est décrété dans les provinces frontalières de l’Allemagne.
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